J’AI ENFIN VU LA BELLE ET LA BÊTE.

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La Belle et la Bête est une adaptation en prise de vues réelles d’un des plus grands classiques d’animation Disney, La Belle et la Bête de 1991. Ce film a été réalisé par Bill Condon et est sorti au cinéma en France le 22 mars 2017. C’est-à-dire il y a un peu plus de deux mois maintenant. Et ce n’est qu’en début de semaine que j’ai eu l’occasion de le voir. Mais comme on dit, vaut mieux tard que jamais ! Habitant actuellement à Londres, je souhaitais vraiment le voir en français avec ma famille. J’ai donc attendu pendant tout ce temps, et je reviens aujourd’hui pour vous parler de mes impressions sur ce film.

L'HISTOIRE.

Le premier topic que je vais aborder est l’histoire du film. Elle se déroule à la fin du XVIIIe en France, dans un petit village répondant au nom de Villeneuve. Dans un château excentré vit un prince orgueilleux, capricieux et égoïste. Un jour, après qu’Agathe, une fée déguisée en mendiante, ait essuyé le refus d’une demande d’abris pour la nuit auprès du prince, elle le condamne à rester sous la forme d’une bête hideuse jusqu’à ce qu’il trouve amour réciproque. Elle jette ainsi un sortilège sur le château et ses habitants, destinés à rester des antiquités si le prince ne rompt pas rapidement la malédiction.

Une jeune fille habitant au village, Belle, est différente des autres. Elle est rêveuse, romantique et passionnée de littérature. Elle est régulièrement courtisée par Gaston, un rustre chasseur arrogant, vaniteux et complètement grossier. Son père, Maurice, est inventeur et alors qu’il part vendre l’une de ses créations au marché, il se perd et se réfugie au château de la Bête où ce dernier l’enferme pour avoir oser voler l’une de ses roses pour sa fille. Belle part sauver son père et conclut un marché avec la Bête en prenant la place de son paternel. Devenue prisonnière du château, Belle va peu à peu découvrir un monde extraordinaire et magique mais également découvrir son hôte sous un nouvel angle …

 

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Dans son ensemble, l’histoire reste la même que celle du dessin animé proposé par les studios Disney en 1991. Certaines prises de vue sont même carrément les mêmes ! Néanmoins, on remarque quelques nouveautés  dans cette adaptation : des modifications de scènes comme celle où Maurice emmène Gaston et LeFou dans la forêt après avoir révélé l’existence de la Bête dans la Taverne (à la base, il se fait juste mettre dehors par Gaston) ; ou encore des ajouts de scène comme celle où la Bête emmène Belle à Paris sur les traces de sa mère qu’elle n’a jamais connue. Malgré les nombreuses adaptations de cette histoire faites à ce jour, celle-ci n’en est pas moins fraîche, neuve et revigorante.

J’ai beaucoup aimé les petits changements apportés qui ont permis d’établir des différences entre l’ancienne et la nouvelle version. Le film étant beaucoup plus long, des petits détails ont pu être semés par-ci par-là afin de donner une nouvelle dimension à l’histoire. Je pense qu’aucun Disney fan n’a pu dire quelque chose à ce propos, puisque des réponses nous ont été données par rapport à l’histoire des personnages : pourquoi Belle et son père vivent-ils dans un si petit village ? qui était la mère de Belle ? pourquoi le prince est-il si vaniteux et orgueilleux ? pourquoi ses serviteurs l’apprécient-ils autant s’il a ce caractère ? pourquoi LeFou est-il à ce point fidèle à Gaston ? Des réponses que nous possédons à présent.

 

LES PERSONNAGES.

Commençons par le personnage principal : Belle. C’est une jeune fille passionnée de littérature, de découvertes et de romance. Elle est loin d’avoir les mêmes centres d’intérêt que les autres jeunes filles du village et c’est la raison pour laquelle tout le monde la considère comme une étrange créature. Les villageois sont unanimes pour dire qu’elle est d’une beauté parfaite mais qu’elle est tout de même fantasque et bizarre. C’est une simple fermière qui vit avec son vieux père Maurice. Ce dernier ne lui a jamais concrètement parler de sa mère. Elle est prête à tout pour lui venir en aide, même quand ce dernier est prisonnier d’une bête monstrueuse. Belle est une jeune fille libre qui veut vivre une histoire d’amour digne d’un livre à l’eau de rose. C’est pourquoi elle ne cesse de refuser les demandes en mariage de Gaston. Elle est tout comme la première version des studios Disney, avec ce même caractère et cette même force d’esprit.

 

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La Bête est avant tout un prince. Un prince orgueilleux, vaniteux, égoïste et capricieux qui donne de somptueuses fêtes à son palais. On en vient à se demander pour quelles raisons il est ainsi, et c’est au fur et à mesure du film qu’on en apprend un peu plus sur lui. Il faut remonter à son enfance pour comprendre. Il vit dans l’espoir de rompre la malédiction qui lui a été infligée à lui et ses serviteurs. Plus les années passent et plus l’espoir s’estompe. Il finit par s’enfermer dans son coin, colérique, odieux et méprisant avec tous ceux qui l’entourent. Au fur et à mesure de l’histoire, on comprend qu’il s’agit simplement d’un être en souffrance possédant une part d’humanité derrière son apparence monstrueuse. On se rend également compte qu’il est capable de faire de l’humour, notamment lorsqu’il commence à ressentir de l’affection pour Belle. C’est un personnage courageux, et surtout amoureux, duquel nous suivons l’évolution tout au long du film.

 

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Alors que Gaston était plutôt un personnage comique dans la version de 1991, il devient un véritable antagoniste dans celle de cette année. Machiste et égocentrique au possible, il a tout pour qu’on le déteste.  C’est un bellâtre trop populaire et très limité intellectuellement. Il développe des idées trop étroites, mais bien qu’il ait une kyrielle de filles à ses pieds, c’est pour la plus intelligente de toutes qu’il craque. Malgré ce que l’on pourrait penser, son personnage connait une évolution. Plus le film avance, plus nous découvrons la facette sombre de ce rôle. Gaston devient cruel et sans pitié, prêt à tout pour obtenir la main de Belle. C’est un personnage que je n’appréciais pas du tout dans la version d’origine, mais que j’ai appris à aimer dans cette nouvelle version.

 

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Maurice est le père de Belle. C’est un inventeur que tout le monde considère comme complètement fou. C’est de lui que commence réellement l’histoire puisque s’il ne s’était pas perdu dans la forêt en se rendant au marché pour vendre l’une de ses inventions, jamais il ne serait tombé sur le château de la Bête et jamais Belle n’aurait rencontré le Prince. Donc merci Maurice ! Nous n’en savions que très peu sur ce personnage et cette nouvelle adaptation nous a permis d’en apprendre un peu plus sur lui. Maurice habitait auparavant dans un moulin à Paris avec son épouse et leur nouveau-né. Jusqu’au jour où la mère de Belle succomba à la peste et mourut, ce qui obligea Maurice et sa fille à quitter les lieux. Il lui est impossible de raconter cette histoire à Belle. C’est un personnage encore en souffrance, qui ne supporterai pas de perdre à son tour sa fille. Comme quoi, ces indices permettent vraiment de mieux cerner certains personnages et de provoquer de l’empathie pour eux.

 

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LeFou, c’est le fidèle compagnon de Gaston. Et également l’un de mes nouveaux personnages préférés. Il a une toute nouvelle dimension dans cette adaptation et c’est tellement jouissif ! Dans la version de 1991, il n’était perçu que comme cet être dépourvu de cerveau qui suit Gaston comme un mouton. Le mec détestable par excellence. Mais dans cette nouvelle version, je dois dire que LeFou est nettement plus appréciable. Déjà, on comprend d’où vient cet intérêt pour Gaston. Il en est tout simplement amoureux, et des indices sont semés durant la totalité du film.  Ainsi, lorsqu’il va comprendre que Gaston  n’en a rien à faire de lui, il va retourner sa veste et se tourner vers le côté de Belle.  J’ai clairement beaucoup apprécié ce personnage affirmé comme homosexuel dans ce film. C’est l’une des nouveautés qui m’a le plus surprise !

 

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Quant aux personnages transformés en objets, je les ai trouvés un peu moins intéressants que dans la version originale. J’aime toujours autant Lumière, BigBen, Mrs Samovar, Zip, Plumette et les autres mais le graphisme a provoqué un peu moins d’attachement aux personnages. Du moins, je pense que c’est cela. En réalité, je ne saurais l’expliquer mais je les préfère dans la version originale.

 

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J’apprécie aussi l’ajout de nouveaux personnages comme Agathe, l’enchanteresse dont on entendait parler uniquement quelques secondes au début de la version de 1991. J’aime beaucoup le fait qu’elle réintervienne à plusieurs reprises durant le long-métrage. De même, nous avons pu apprécier à l’écran l’arrivée de Maestro, le mari de Mme de Garderobe, joué à l’écran par Stanley Tucci  que j’aime beaucoup. Bref, que du bon !

 

LE CASTING.

Passons au topic qui est le plus intéressant à mes yeux : le casting. C’est juste un gros top pour moi. Je suis tombée amoureuse de tous les personnages et je pense que les interprétations des acteurs n’y sont pas pour rien !

Emma Watson est Belle (et aussi belle!). Énorme coup de coeur. Déjà que c’est l’une de mes actrices préférées, mais là, elle m’a juste impressionnée. Je n’ai jamais douté de ses qualités d’actrice, ce rôle lui sied à merveille. Ça m’a vraiment fait super plaisir de la voir dans un autre registre qu’Hermione Granger de la saga Harry Potter. Pendant tout le film, je n’ai cessé de murmurer à ma mère à quelle point elle était ravissante et personne ne pourra dire le contraire.  De plus, son interprétation de Belle était très profonde et très exacte. Elle était là où on l’attendait, et c’était juste ce qu’il fallait. Elle a su amené ce personnage à la réalité à la perfection et ça fait plaisir à voir.

 

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Dan Stevens est la bête. Voilà un acteur dont je n’avais jamais entendu parler. Mais je dois dire qu’il a été très fort. Se mettre dans le rôle de la Bête ne doit pas être quelque chose d’aisé, surtout lorsque l’on doit porter des accessoires inconfortables (comme des perches) pour coller au maximum avec la « réalité ». La Bête est un personnage profond et poétique.  Une mauvaise interprétation pourrait foutre le film en l’air. Il faut cerner l’être humain qui se cache derrière ce masque monstrueux et savoir interpréter ses sentiments de la bonne manière. Pour moi, cet acteur a relevé le défi haut le main et je dois dire que j’ai été prise plus d’une fois par l’émotion durant la projection.

 

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Luke Evans est Gaston. Alors là ! Cet acteur, c’est simple, je l’adore. Que ce soit dans les Trois Mousquetaires, le Hobbit ou Dracula Untold, je l’ai toujours énormément apprécié. Mais dans la Belle et la Bête, il fait des ravages. Comme je l’ai dit plus haut, j’ai toujours détesté le personnage de Gaston. Trop machiste, trop orgueilleux. Bref, tout ce que je déteste chez quelqu’un. Mais quand Luke Evans est Gaston, on ne peut que l’aimer. Déjà parce qu’il est incroyablement beau (c’est la pure vérité, désolée). Mais aussi parce qu’il a su adoucir tout ce que je détestais de ce personnage. Par contre, j’ai beaucoup aimé l’aspect vicieux et cruel qu’il lui a donné, tout en gardant sa touche d’humour. D’habitude, les méchants sont ridicules et pour le coup, je trouve qu’il l’est beaucoup moins. L’une de mes scènes préférées est clairement celle de la Tanière où il chante avec LeFou et les autres villageois. Comme quoi, on peut aussi aimer les méchants !

 

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Josh Gad est LeFou. Ce personnage-là aussi je le détestais … Et maintenant, je l’adore. J’apprécie énormément cette nouvelle dimension donnée au personnage. Ce n’est plus ce gros lourd qui suit Gaston comme un petit toutou. C’est un être humain avec des sentiments, qui aime Gaston, qui aimerait que ce soit réciproque et qui se rend finalement compte que ça ne le sera jamais.  J’aime aussi beaucoup le fait qu’à la fin, il rejoigne le côté des « gentils ». Il devient indépendant et assume sa sexualité. C’est la première fois que les studios Disney mettent en avant ouvertement un personnage homosexuel. Josh Gad l’incarne à la perfection.

 

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On pleut clairement dire que ce casting était en or car même les personnages transformés en objets sont joués par des grands noms du cinéma  comme Ewan McGregor en Lumière (alias Obi-Wan Kenobi dans Star Wars), Ian McKellen en BigBen (alias Gandalf dans Le Seigneur des Anneaux), Emma Thompson en Mrs Samovar (alias Sybille Trelawney dans la saga Harry Potter ou Nanny McPhee) ou encore Stanley Tucci en Maestro Cadenza (alias Nigel dans Le diable s’habille en Prada ou Caesar Flickerman dans la saga Hunger Games). Evidemment, n’oublions pas Kevin Kline en Maurice !

 

LES MUSIQUES.

Niveau chansons, je dois dire que j’attendais les studios au tournant. En tant que grande fan Disney, je connais les paroles de toutes les chansons par coeur. Et celles de la Belle et la Bête font parties de mes préférées. J’espérais tellement retrouver les mêmes airs. Et alléluia, je n’ai pas été déçue ! J’en ai carrément eu les frissons, c’est pour vous dire ! Ils ont changé certaines lignes des chansons mais cela reste plus ou moins la même chose. J’ai adoré chanter en même temps que le film, discrètement car j’étais la seule à le faire dans la salle …

 

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Les mises en scènes étaient vraiment topissimes, et je ne parle même pas des chorégraphies juste géniales ! C’est des super moments qui rajoutent vraiment du plus au film. En plus des chansons que l’on connaissait déjà, de nouvelles musiques ont fait leur apparition comme « Je rêve d’une histoire sans fin », « Jours enchantés », « Montmartre » et « Ensemble à jamais ». Elles permettent de faire chanter des personnages qui ne chantaient pas auparavant comme Maurice ou le jeune prince. Et évidemment, il faut aussi parler des chansons qui ne sont pas dans le film mais qui ont participé à sa notoriété comme « How does a moment last forever » de Céline Dion, juste magnifique ; et également « Beauty and the Beast » d’Ariana Grande et John Legend, qui est juste une tuerie.

 

 

 

Au niveau de mes scènes de chansons préférées, j’ai particulièrement adoré « Gaston » qui est juste géniale. C’est clairement l’une de mes scènes préférées du film ! Il y a aussi « Belle » qui est la première scène d’apparition du personnage éponyme. La chanson est super sympa et j’aime beaucoup le fait que les villageois interviennent à plusieurs reprises dans la mise en scène, comme dans la version originale. La troisième chanson qui m’a particulièrement touchée, c’est « Histoire Eternelle », la fameuse scène où la Belle et la Bête dansent. Emma Watson est juste splendide dans cette robe jaune. Ils dansent merveilleusement bien et on sent que l’amour commence à s’installer entre les deux. J’ai même versé ma petite larme #sentimentale.

 

 

DEBRIEF.

Voilà pour mon débriefing/analyse de ce nouveau film Disney qui est, comme vous l’aurez compris, un gros top pour moi. Il fait clairement parti de mes préférés maintenant. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il surpasse la version originale car les deux sont complètement mythiques, mais il y a un sacré niveau. Ce n’est pas la première adaptation en prises de vues réelles produites par les studios Disney. Nous avons déjà eu le droit à Alice aux Pays des Merveilles dont je suis carrément fan, Maléfique que j’ai un peu moins aimé, Cendrillon dont je ne me lasse pas, Le livre de la jungle que je n’ai pas trouvé transcendant et enfin Peter et Elliott le dragon que je n’avais jamais vu auparavant et dont la nouvelle version a été une agréable surprise !

D’autres films « live » sont prévus pour les années à suivre dont Mary Poppins avec Emily Blunt que j’attends avec impatience, Le roi lion que j’attends au tournant puisqu’il n’y a pas de personnage humain, Aladdin, Dumbo, Mulan, Winnie l’Ourson et Pinocchio.

La Belle et la Bête est, de base, l’un de mes dessins animés préférés. L’histoire est vraiment magnifique, et la morale de l’histoire encore plus. Cela montre que l’amour n’est pas superficiel, c’est-à-dire basé sur le physique. C’est la personne à l’intérieur qui compte, et c’est dans le regard de la Bête que Belle trouve toute son humanité.

 

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